Résumé

Léon Dubarle Faculté de droit de Paris. Du Bénéfice d'inventaire… (1872)

En un mot, l'acceptation sous bénéfice d'inventaire produit un état de fait qui a pour conséquence la non-confusion, c'est-à-dire la séparation des patrimoines. Cet état de fait vient-il à cesser pour une cause quelconque, les créanciers perdent le droit qui en était la conséquence. Le patrimoine de la succession n'est plus leur gage exclusif, parce qu'ils ont droit de poursuivre alors l'héritier sur ses biens; un seul patrimoine se forme, et il devient le gage à la fois des créanciers de la succession et des créanciers de l'héritier.
Source : Gallica

Léon Dubarle Faculté de droit de Paris. Du Bénéfice d'inventaire… (1872)

Nous savons que la confusion la plus complète est la suite de l'hérédité : les biens et les dettes du défunt se confondent avec les biens et les dettes de l'héritier; il n'y a plus qu'un patrimoine unique, et ce patrimoine tout entier est le gage des créanciers. Les biens de l'esclave, ceux que, devenu libre, il devra à son travail, serviront donc à éteindre les dettes de son auteur; l'infamie et la misère, voilà le sort qui lui est réservé, voilà les conséquences rigoureuses de l'institution d'un héritier nécessaire suivant le droit civil.
Source : Gallica

Léon Dubarle Faculté de droit de Paris. Du Bénéfice d'inventaire… (1872)

La loi accorde à l'héritier bénéficiaire le droit d'abandon ; ce n'est pas lui, en effet, qui est débiteur des créanciers, c'est la succession; et, comme tout détenteur, il peut s'affranchir des poursuites par l'abandon. D'ailleurs, il y a un motif de prudence à lui accorder ce droit; si la succession est décidément mauvaise, et s'il a la certitude de ne pouvoir en retirer aucun bénéfice, comment seraitil un administrateur intelligent et dévoué, et n'y aurait-il pas à craindre une négligence bien naturelle?
Source : Gallica

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