Bernard-Jules-Adrien Gibert

Résumé

Bernard-Jules-Adrien Gibert Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

A part cette critique, la théorie du Code pour les donations entre vifs est rationnelle. Le défunt a consenti à se priver pour un des siens, d'une partie de ses revenus, pour l'initier à une administration, à une gestion d'affaires qu'il pourra corriger par son expérience. Le plus souvent aussi la libéralité sera déterminée en vue d'un établissement. Dans tous ces cas, la libéralité n'est qu'une simple avance sur la succession, et si le donateur veut rompre l'égalité entre ces cohéritiers, on comprend alors qu'il y ait nécessité pour lui d'exprimer clairement sa volonté à cet égard.
Source : Gallica

Bernard-Jules-Adrien Gibert Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

Ce n'est pas à l'un quelconque de ces peuples envahisseurs que nous irons demander un régime de succession avec l'égalité pour base et le rapport pour conséquence. Cependant, chez les hommes grossiers et belliqueux, la colère est prompte; l'ordre public est intéressé à ne pas réveiller leurs instincts par la jalousie qu'inspire un partage inégal.
Source : Gallica

Bernard-Jules-Adrien Gibert Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

Le rapport est dû toutes les fois qu'un héritier a reçu du de cujus une donation directe, une donation indirecte ou un legs, sans clause de préciput.
La donation directe est celle qui a lieu avec les solennités requises, et sans interposition de personnes. Toute libéralité entre vifs qui ne réunit point ce double caractère est une donation indirecte. Innumerabilia sunt facta. De là impossibilité pour le jurisconsulte d'énumérer tous les moyens indirects que l'esprit humain peut inventer pour déguiser une donation.
Source : Gallica

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