Ernest Zeys

Élements biographiques

Ernest Zeys,  Traité élémentaire de droit musulman algérien… (1885-1886)

“ DE LA CONSOMMATION PHYSIQUE. — Lorsque les contractants ont échangé, soit par eux-mêmes, soit par l'intermédiaire des personnes sous l'autorité desquelles ils sont placés, un consentement valable, qui n'est vicié ni par la violence, ni par le dol, ni par l'erreur, le contrat est irréprochable. Mais, dans la rigueur des principes, le mariage n'est pas parfait ; l'autorité conjugale n'a pas encore pris naissance ; la femme n'a acquis qu'une portion de sa dot (conf. n° 37) .
Le mariage est un contrat de réciprocité. Le mari s'engage à payer une dot, la femme à livrer sa personne.
”
Source : Gallica

Ernest Zeys,  Traité élémentaire de droit musulman algérien… (1885-1886)

“ Le gage est une sorte de libéralité surérogatoire faite au créancier qui, dans la réalité des choses, n'a qu'un droit : celui d'exiger que l'obligation principale soit acquittée par le débiteur, à l'échéance stipulée, et d'y contraindre ce dernier en cas de résistance. Une vente, un mutuum sont parfaits indépendamment de toute garantie accessoire de preuve (5) . Il y a mieux : le contrat de gage lui-même étant parfait dès l'échange des consentements, son utilité pratique étant produite dès lors, puisque la valeur du gage est connue, la délivrance n'offre plus qu'un intérêt secondaire. ”
Source : Gallica

Ernest Zeys,  Traité élémentaire de droit musulman algérien… (1885-1886)

“ Il arrive parfois que certaines formules n'ont aucun rapport avec la répudiation ; l'intention seule leur attribue une valeur. Le mari, en employant une de ces formules, n'initie même pas sa femme à la signification qu'il y attache. La répudiation demeure ainsi ensevelie dans sa pensée. Telle est la formule : « Mange et bois ! » Le mari est-il un homme consciencieux, il doit faire état de son intention ; si, par exemple, il a répudié sa femme au moyen de cette formule, et s'il la répudie encore deux fois, à une époque postérieure, il s'en suit une répudiation triple, c'est-à-dire irrévocable. ”
Source : Gallica

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