Droit musulman

Définition et enjeux

François Cadoz Initiation à la science du droit musulman

Ce droit comprend non-seulement ce qui est écrit dans le Koran, mais encore les préceptes émanant directement du Prophète et les règles de jurisprudence établies dans chaque secte, parce qu’ils sont considérés comme conséquences des préceptes et règles établis dans le livre de Dieu.
D’après cet aperçu, le droit musulman est divin, et est connu chez les musulmans sous le nom arabe de cheri’â : chemin que Dieu a tracé aux hommes pour leur service de direction, tant dans leurs rapports avec lui que dans leurs rapports avec leurs semblables.
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François Cadoz Initiation à la science du droit musulman

Des savants européens, aussi distingués qu’infatigables, ont depuis longtemps dévoilé le droit musulman ; mais le dernier mot n’a pas encore été dit ; car les principes de ce droit sont épars et noyés dans de volumineux manuscrits, qu’il est difficile de se procurer et qu’on ne peut compulser qu’avec beaucoup de temps et de patience, et ils n’y sont ordinairement indiqués qu’implicitement, ce qui met le lecteur dans la nécessité de les deviner. — Quant aux docteurs musulmans, ils tiennent trop à leur prestige, pour éclaircir ce qui est obscur, et en faciliter ainsi l’accès au vulgaire.
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Ch. Roussel La Justice française en Algérie et les tribunaux indigènes

Dans cette société, la loi civile se présente enveloppée de formules qui semblent lui attribuer une institution divine et la ramener à un statut religieux. C’est ce qui a fait croire aux uns que le droit musulman tenait tout entier dans le Koran, et nier par d’autres l’existence même de ce droit si compliqué pourtant que, selon l’un des plus célèbres docteurs de l’islam, Ibn-Khaldoun, la vie d’un bomme suffirait à peine pour épuiser l’enseignement d’une seule école.
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