Octave Pesle

Résumé

Octave Pesle Nouveaux regards sur l'Islam (1934)

Si je pense tant de bien des techniques, c'est que j'ai expérimenté combien il est pénible de travailler sur une matière qui n'est pas constituée en technique. C'est l'Islam dont je veux parler. Faute d'un corps constitué de savants qui étudient cette religion, faute d'avoir dégagé les moyens susceptibles d'en faciliter l'étude, on patauge dès qu'on aborde un pareil sujet. Ce n'est pas qu'il n'y ait déjà des matériaux sur la matière, mais concernent-ils l'essentiel ou l'accessoire, quelle est leur valeur intrinsèque, dégagent-ils ou non un esprit critique ?... on demeure dans l'incertain.
Source : Gallica

Octave Pesle Nouveaux regards sur l'Islam (1934)

L'œuvre de chair pour les musulmans est un besoin physique par la satisfaction duquel l'homme se soumet inconsciemment à l'une des plus grandes lois de la nature, la reproduction de l'espèce. Elle est, parmi d'autres, un attribut de la vie dont le délectable ne cache aucun piège et dont l'usage, à condition qu'il ne soit pas déréglé, n'altère en aucune façon les autres facultés physiques ou morales de l'homme, loin de là. Sur ce point encore l'Islam s'oppose au Christianisme. On ne trouve pas en lui la même méfiance que montre le Christianisme pour le corps et la vie terrestre.
Source : Gallica

Octave Pesle Nouveaux regards sur l'Islam (1934)

C'est le sentiment que lui manifestent ceux qui, n'admettant pas le surnaturel, essaient de se mêler à elle et de participer à sa vie. En la contemplant, en subissant le trouble de ses transformations saisonnières, comme en éprouvant la tranquille assurance de sa perpétuité, l'homme est envahi par une sorte d'adoration. Il voue un culte aux forces vives de la nature. C'est ce que l'on appelle le paganisme. Mais ce n'est là qu'un premier stade dans les sentiments que suscite en l'homme la communion avec la nature.
Source : Gallica

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