Résumé

Les Arabes et la colonisation en Algérie (1873)

Ces souvenirs attestent malheureusement aussi que le fanatisme des peuples orientaux est le même aujourd'hui que le fanatisme cruel et impitoyable de leurs ancêtres.
Nous ne désespérons pourtant pas de l'avenir, ni au point de vue de la civilisation arabe, comme nous le montrerons bientôt, ni, moins encore, au point de vue de la prospérité algérienne.
Nous sommes de ceux qui ont la foi la plus entière dans les destinées de cette Afrique fécondée, assimilée au prix de tant de sang, d'argent et de sueurs, et qui n'attend qu'une administration rationnelle et un système arrêté.
Source : Gallica

Les Arabes et la colonisation en Algérie (1873)

Ce malheureux peuple a tellement l'habitude de l'oppression, qu'il n'accorde aucune considération à ceux qui ne l'oppriment point. Si vous n'usez et n'abusez de la force envers lui, il vous croit impuissant. Je ne suis pas battu, se dit-il, on a donc peur de moi, et c'est moi qui dois battre ! De là ces fréquentes révoltes des Arabes qui éclatent sans cause apparente. La cause seconde, elle est dans notre infatigable bonté, dans leur ingratitude invincible ; la cause première dans leurs préjugés et leur ignorance.
Source : Gallica

Les Arabes et la colonisation en Algérie (1873)

On serait fondé à croire, si on a lu les considérations qui précèdent, que nous condamnons le peuple arabe, de l'Algérie en particulier, et les peuples musulmans en général, à une déchéance fatale et irrémédiable.
Il n'en est rien. Nous croyons fermement, au contraire, que les Arabes peuvent se réconcilier avec la civilisation européenne. Mais nous avons en même temps l'intime conviction que cette conquête morale n'a jamais été tentée par les moyens auxquels on aurait dû recourir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature