Marius Vivarès

Résumé

Marius Vivarès De la revente sur folle enchère… (1900)

Comment comprendre, en effet, un dépôt d'argent alors que l'on ignore si l'on sera adjudicataire ? Qui donc opérera ainsi un déplacement de fonds sans être sûr que cette somme représente déjà le prix d'une vente faite à son profit ? Personne ne voudra se priver d'un capital qui n'est encore le prix d'aucune acquisition ; et si l'on faisait de ce dépôt préliminaire une condition nécessaire pour devenir enchérisseur, il serait à craindre que, le jour de l'adjudication venu, personne
ne se présentât pour enchérir : l'avance de fonds aurait éloigné de l'audience les enchérisseurs.
Source : Gallica

Marius Vivarès De la revente sur folle enchère… (1900)

On est unanime à reconnaître que l'adjudicataire ne peut pas avoir ce droit : en effet, aucun texte ne le lui donne et les principes généraux en matière hypothécaire s'y opposent : nous venons de prouver que les créanciers hypothécaires gardent, jusqu'au paiement du prix, leur droit de suite et l'action hypothécaire qui en est la sanction ; ils ont donc le choix entre deux moyens pour forcer l'adjudicataire à les payer : l'action hypothécaire et la folle enchère
Source : Gallica

Marius Vivarès De la revente sur folle enchère… (1900)

Malgré ce point de ressemblance, nous pouvons dire que la législation romaine n'offre pour notre étude qu'un intérêt bien médiocre, puisqu'elle n'a jamais érigé la folle enchère en une institution spéciale fonctionnant avec ses règles propres : jamais le droit romain n'a connu la folle enchère telle que l'a conçue notre législateur.
Source : Gallica

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