Charles Mérouvel,
Les derniers Kérandal. Juana Trélan
(1883)
“ Non ! J'en jure Dieu, sur le Christ, je ne suis pas coupable. C'est un autre qui a tout fait, mais je ne puis l'accuser! Je l'aimais. C'était pour nous! D'ailleurs, il est trop tard. Il est mort ! Doucement, elle se laissa tomber à genoux aux pieds de la créole et, se couvrant le visage de ses mains: — Enfin, je vous vois, dit-elle. Je suis heureuse. Je pourrai donc mourir en paix. Pardon ! pardon ! Juana, plus blanche qu'une morte, s'appuyait au mur pour ne pas défaillir, prête à s'évanouir. Mais elle regarda Claude atterré, et cette vue lui rendit un peu de courage. ”
