Résumé

A. Payen Revue des Deux Mondes

Si donc les herbivores n’augmentent pas bien réellement la masse des engrais, du moins, en détruisant pour ainsi dire en plus grande proportion les principes les moins utiles ou même nuisibles par leur excès, ils font dominer les principes nécessaires à la nourriture des plantes. Les hommes eux-mêmes rempliraient, pour toute la portion de leur alimentation végétale, ce rôle éminemment favorable au développement de la production agricole, si partout, comme dans nos contrées du nord et en Belgique, comme en Chine même, on utilisait complètement les déjections au profit de l’agriculture.
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A. Payen Revue des Deux Mondes

Si donc l’eau est stagnante dans le sous-sol, si l’air ne se renouvelle que difficilement dans l’épaisseur de la couche arable, voici en résumé les influences désastreuses dont les plantes et surtout les radicelles ont à souffrir. D’abord l’eau, qui remplit les interstices de la terre, en exclut presque la totalité de l’air indispensable à la respiration de ces jeunes organismes. Ensuite l’évaporation qui s’opère à la superficie du sol refroidit à la fois les racines, les feuilles et les tiges, et affaiblit dès lors l’activité végétative dans tous les organes de la plante.
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A. Payen Revue des Deux Mondes

Quels sont donc, dans cette productive région agricole, les engrais le plus directement utiles, puisque les substances organiques pauvres en azote, ainsi que les matières minérales dépourvues de chaux et de magnésie, y sont impuissantes à développer la fertilité du sol ? Ce sont principalement les engrais riches en matières organiques azotées, ou congénères des substances facilement putrescibles de l’organisme animal, et qui, dans cet état éminemment favorable à une assimilation rapide par les plantes, ne se rencontrent là en excès, ni même en quantité suffisante.
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