Revue des périodiques

Élements biographiques

Revue des périodiques Tome I, janvier-juillet 1876

La conscience n’est que le résultat d’un trouble provoqué dans l’équilibre des sensations ou des idées de cette âme inconsciente par les vibrations de la matière cérébrale.
C’est le panthéisme naturaliste de Spinoza qui semble dominer la pensée de Czolbe dans son dernier livre. L’espace infini est la suprême réalité, le fondement de tout le reste, le réceptacle de tous les attributs et de tous les modes. — Mais l’espace, pour Czolbe, comme pour Fechner et Kirchmann, a quatre dimensions, le temps n’étant qu’une propriété des corps et par suite de l’espace.
Source : Wikisource

Revue des périodiques Tome I, janvier-juillet 1876

« Ajoutez que la philosophie flotte à l’heure qu’il est entre des systèmes divergents et même opposés, et qu’elle doit encore, sur un grand nombre de points, se contenter de conjectures et de probabilités. » Ce dernier mot ne sent-il pas la nouvelle Académie, et ne rappelle-t-il point Cicéron ? Comme lui le directeur de la revue est un homme d’État qui a servi son pays d’une manière distinguée et qui se repose dans l’étude de la philosophie sans y apporter trop de passion.
Nous sommes loin de prétendre du reste que M. Mamiani a emprunté à la philosophie française les doctrines qu’il défend.
Source : Wikisource

Revue des périodiques Tome I, janvier-juillet 1876

Cette conception conduit M. Mamiani comme V. Cousin à celle d’une philosophie nationale. Le patriotisme des Italiens est en effet tellement jeune et vigoureux qu’il regarderait avec ombrage toute philosophie qui ne porterait pas ses couleurs. Le platonisme de l’école italienne ne permet pas à nos voisins de nier un seul instant l’universalité des principes ; mais ils se rejettent sur la particularité des points de vue et l’angle différent des perspectives. La vérité, dira-t-on, est la même pour toutes les intelligences.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature