Résumé

Henry James Revue des Deux Mondes

Je restai auprès d’elle devant la porte du café, tandis que mon beau-frère allait rejoindre sa femme. Je dis à miss Spencer que notre rencontre, à l’heure même de son débarquement, avait quelque chose d’étrange et que je m’estimais heureux de me trouver là, à point nommé, pour recevoir ses premières impressions.
— Il me serait difficile de me rendre compte à moi-même de ce que j’éprouve, répliqua-t-elle. Il me semble que je rêve. Je crois vraiment que le café m’a monté à la tête, — je n’en ai jamais bu d’aussi bon.
Source : Wikisource

Henry James Revue des Deux Mondes

Oui, monsieur, répliqua d’une voix faible le jeune homme, qui parut mesurer la taille de six pieds dont la nature m’a doué.
Je le tirai d’embarras en sortant avec lui, et nous trouvâmes la comtesse assise sous un des cognassiers, occupée à ajouter quelques points au bout de broderie que j’avais vu sur la petite table. Elle m’indiqua gracieusement la chaise qui se trouvait à côté de la sienne. Je m’assis. M. Mixter, à défaut d’autre siège, s’allongea sur l’herbe, aux pieds de la cousine de miss Spencer. Il resta là, bouche béante, la tête tournée tantôt vers moi, tantôt vers la comtesse.
Source : Wikisource

Henry James Revue des Deux Mondes

Il y a une dame qui a beaucoup d’amitié pour moi ; elle ne tient pas du tout à quitter Grimwinter, et je lui parle sans cesse de mon voyage. Elle m’a dit l’autre jour qu’elle ne sait pas ce que je deviendrai, que je perdrai peut-être la tête si je ne visite pas l’Europe, et que je la perdrai infailliblement si j’ai la joie de réaliser mon rêve.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature