Résumé

Louis Dufour-Vernes Recherches sur J.-J. Rousseau et sa parenté

Il en résulte que pour ceux qui se disent démocrates, à tort ou à raison, c’est faire acte de mauvais citoyen que de n’être pas admirateur sans réserve de l’auteur du Contrat social, et cette prétention exagérée, irritant ceux qui ne l’acceptent pas, les rejette dans un silence dédaigneux et injuste.
Le caractère de Rousseau offre quelque chose de si complexe, parfois même de si insaisissable, qu’il sera bien difficile de se mettre d’accord à son sujet, mais il est désirable qu’au moins dans sa patrie Jean-Jaques soit aussi étudié et aussi connu que possible.
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Louis Dufour-Vernes Recherches sur J.-J. Rousseau et sa parenté

Je savois déjà que Monsieur de Voltaire alloit à Genève et de là à Prangin. Quand vous négligés de voir ce premier Écrivain de son siècle, vous ne connoissez pas tout le sacrifice que vous faites à la vertu, car il n’est pas seulement le plus bel esprit, mais le plus aimable des hommes en société, et si l’on pouvoit commercer avec son esprit seulement, il faudroit passer la vie à ses genoux.
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Louis Dufour-Vernes Recherches sur J.-J. Rousseau et sa parenté

Au reste, l’idée dominante de Jean-Jaques dans les Confessions est de ne dire que ce qu’il lui plaît. Son but, en se présentant au lecteur, est de montrer « qu’il n’est fait comme aucun de ceux qu’il a vus, qu’il ose croire qu’il n’est fait comme aucun de ceux qui existent. [43] » Aussi ne s’occupe-t-il des autres, même de ses parents, que par forme, pour ainsi dire, et qu’autant qu’ils rentrent dans le cadre de son ouvrage. Il est l’enfant de la nature, et toutes ses idées, tous ses principes, il les donne comme nés de circonstances bonnes ou mauvaises.
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