Résumé

David Dunant Rousseau au temple de Mémoire, ou Memorandum sur le Cen de Genève… (1833)

En vain l'envie, au teint livide, dans sa rage impuissante, renouvelle ses honteuses attaques contre un colosse, dont la renommée grandira dans les siècles à venir. Les bienfaits de Rousseau envers l'humanité plus durables que le marbré et le bronze, n'ont pas besoin du ciseau de Phidias ni du burin de Clio, pour passer à la postérité la plus reculée : ils peuvent braver les traits mot dans de ses détracteurs et l'injustice de tous ceux dont l'intelligence trop bornée ne peut l'apprécier ou qui ne voyent en lui que le mortel, que les faiblesses humaines ont, comme un autre, quelquefois égaré.
Source : Gallica

David Dunant Rousseau au temple de Mémoire, ou Memorandum sur le Cen de Genève… (1833)

Avec quelle force il terrasse, il écrase le hideux athéisme !
En s'éclairant, les nations se guérissent du fanatisme; jamais de l'impiété : ses profondes racines tiennent fortement aux moeurs des peuples corrompus. Le fanatisme peut être utile par le courage et la force d'ame qu'il donne à une nation ; par les moyens qu'il met dans les mains d'un habile législateur. L'impiété est une maladie incurable, même contagieuse , qui se termine toujours par la mort du corps politique.
Source : Gallica

David Dunant Rousseau au temple de Mémoire, ou Memorandum sur le Cen de Genève… (1833)

La nature permet le mal à côté du bien. Celui-ci est au moral son ouvrage, le premier n'est en général que le nôtre ou celui des vices sociaux. Si elle a placé des inclinations vicieuses dans nos coeurs, elle nous a aussi doués d'une intelligence suffisante et d'une conscience incorruptible, pour discerner le bien du mal et pratiquer la vertu; c'est en quoi consiste notre libre arbitre, qui est une conséquence nécessaire et l'une des preuves les plus convainquantes de la vie à venir et de l'immortalité de l'ame.
Source : Gallica

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