Émile, ou De l'éducation

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau Émile, ou De l’éducation

Si donc il était une fois établi qu’il est beau de savoir un métier, vos enfants le sauraient bientôt sans l’apprendre ; ils passeraient maîtres comme les conseillers de Zurich. Point de tout ce cérémonial pour Émile ; point d’apparence, et toujours de la réalité. Qu’on ne dise pas qu’il sait, mais qu’il apprenne en silence. Qu’il fasse toujours son chef-d’œuvre, et que jamais il ne passe maître ; qu’il ne se montre pas ouvrier par son titre, mais par son travail.
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau Émile, ou De l’éducation

Considérez mon Émile, à vingt ans passés, bien formé, bien constitué d’esprit et de corps, fort, sain, dispos, adroit, robuste, plein de sens, de raison, de bonté, d’humanité, ayant des mœurs, du goût, aimant le beau, faisant le bien, libre de l’empire des passions cruelles, exempt du joug de l’opinion, mais soumis à la loi de la sagesse, et docile à la voix de l’amitié ; possédant tous les talents utiles et plusieurs talents agréables, se souciant peu des richesses, portant sa ressource au bout de ses bras, et n’ayant pas peur de manquer de pain, quoi qu’il arrive.
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau Émile, ou De l’éducation

Lecteur, j’aurai beau faire, je sens bien que vous et moi ne verrons jamais mon Émile sous les mêmes traits ; vous vous le figurez toujours semblable à vos jeunes gens, toujours étourdi, pétulant, volage, errant de fête en fête, d’amusement en amusement, sans jamais pouvoir se fixer à rien. Vous rirez de me voir faire un contemplatif, un philosophe, un vrai théologien, d’un jeune homme ardent, vif, emporté, fougueux, dans l’âge le plus bouillant de la vie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature