Résumé

Marc Perroud Les limites de l'ancien diocèse de Belley (1929)

La variation des frontières à l'Est et au Sud ne peut éclairer qu'indirectement le problème des origines du diocèse de Belley. S'il était constaté par l'exemple de Vienne et de Grenoble, que les diocèses empiètaient facilement et sans contestation les uns sur les autres, une usurpation de Lyon ou de Genève, la seule qui aurait en l'occurrence une signification décisive, y gagnerait en vraisemblance : rien de plus. Ce léger avantage n'est même pas acquis à ceux qui prétendent s'en prévaloir.
Source : Gallica

Marc Perroud Les limites de l'ancien diocèse de Belley (1929)

Rien de moins sûr. Tarentaise, quoique métropole civile, est resté un simple évêché suffragant de Vienne qui l'avait fondé. L'Evêché de Besançon créé au IVe siècle, dans le cadre de la civitas Vesuntionum a dû demeurer de même sous l'autorité spirituelle de Lyon, son église-mère. Ce qui le prouve, c'est qu'au VIe siècle, comme Philipon le reconnaît, il n'a pas encore rang de métropole. Le passage de la Vita Patrum Jurensium qui affirme le contraire, étrange dans sa rédaction et démenti par les signatures conciliaires, est une interpolation manifeste du IXe siècle.
Source : Gallica

Marc Perroud Les limites de l'ancien diocèse de Belley (1929)

Traversé par la grande route de Vienne à Genève et de Vienne en Italie, ne formant sur la rive droite du Rhône qu'une étroite langue de terre resserrée entre des montagnes et orientée vers le Sud où elle a son débouché naturel, il s'étale largement sur la rive gauche jusqu'aux Terres froides viennoises avec lesquelles il communique sans difficulté. Impossible de ne pas reconnaître que la géographie le rattache à la région de Vienne, bien qu'il relève, au point de vue ecclésiastique, de la province de Besançon.
Source : Gallica

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