Marc Perroud

Élements biographiques

Marc Perroud,  Le jansénisme en Savoie (1945)

“ Je condamnerai toujours non seulement la mauvaise doctrine mais les livres et les personnes que l'Eglise condamne, et si j'étais persuadé qu'on eût condamné quelqu'un injustement, je le représenterais au Pape et j'en dirais mon avis avec sincérité et j'acquiescerais après au jugement de l'Eglise. Car après tout il faut que les affaires finissent et jamais Dieu ne punira une personne pour s'être soumise au jugement de l'Eglise; et si la conscience nous dicte le contraire, il faut la rectifier et la soumettre à ses supérieurs, comme on fait dans l'interdit ou dans la déposition d'un évêque. ”
Source : Gallica

Marc Perroud,  Le jansénisme en Savoie (1945)

“ « Je trouve que ce que Saint Chrysostome a dit, est bien vrai, que c'est une merveille si un évêque est sauvé. » « On ne conserve la grâce du sacerdoce que par une entière séparation du monde et ceux qui y ont été corrompus, ont encore plus besoin de séparation que les autres. » La règle n'est pas seulement pour les évêques et les prêtres, mais pour tout le monde. « Il n'y a guère d'autre moyen de salut pour un courtisan et un grand seigneur que la disgrâce. » Les religieux, même les plus austères, ont besoin d'être ramenés à la voie étroite de l'Evangile. ”
Source : Gallica

Marc Perroud,  Le jansénisme en Savoie (1945)

“ Que la liberté humaine ne soit pas pour autant abolie, il n'est pas permis d'en douter, car c'est un dogme de foi, dogme incompréhensible, mais c'est là un des mystères devant lequel notre faible raison n'a qu'à humilier son orgueil. Ne suffit-il pas, d'ailleurs, pour être libre, d'être exempt de contrainte ? Or, Dieu ne contraint jamais au mal. Il se contente de refuser son secours qui, à la vérité, est indispensable pour bien agir, mais que personne cependant n'est en droit d'exiger, car il ne serait plus une grâce, s'il ne restait un don absolument gratuit. ”
Source : Gallica

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