Résumé

Marc Perroud La chute du Granier : critique des sources (1948)

Que l'écroulement de la montagne soit dû à un miracle, ou à une cause naturelle, l'historien est impuissant à en décider, n'ayant aucun moyen, sinon par une révélation particulière, de pénétrer les desseins de Dieu. Mais si l'explication surnaturelle d'Etienne de Bourbon, comme celle toute différente de Mathieu Paris, peut prêter à controverse, il n'y a aucune raison de révoquer en doute les faits qu'il raconte.
Source : Gallica

Marc Perroud La chute du Granier : critique des sources (1948)

Mathieu Paris détestait les Savoyards, parce que la reine, nièce du comte de Savoie, en avait attiré beaucoup en Angleterre et leur avait fait attribuer de hautes dignités et des postes lucratifs. Ce qui autorise un doute sur le bien-fondé de l'interprétation maligne, c'est que l'atrabilaire censeur oublie d'expliquer pourquoi le tremblement de terre qui a provoqué l'éboulement de la montagne, s'est fait sentir jusqu'au delà de la Manche et a ravagé les côtes anglaises.
Source : Gallica

Marc Perroud La chute du Granier : critique des sources (1948)

L'an 1249, il arriva dans le comté de Savoie, qu'un clerc du comte, nommé Jacques Benevais (Bonivard) , voyant sur la pente d'une montagne, près de sa ville de Chambéry, noble château du comte, un riche prieuré dont le prieur était un brave homme, qui, avec quelques compagnons, servait Dieu régulièrement et dévotement, se mit à réfléchir sur la manière dont il pourrait en expulser les chanoines et le prieur, et obtenir le prieuré.
Source : Gallica

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