Résumé

Portrait de Désiré Monnier Désiré Monnier Souvenirs d'un octogénaire de province (1871)

Il a existé dans le Jura un homme que Charles Nodier appréciait à un si haut degré, qu'il laissait revenir son nom à chaque page de ses souvenirs. L'aimable écrivain était en train de faire de lui un grand homme à sa façon. C'était le docteur Baron, qui était, je crois, de Maynal, et qui fit élection de domicile à Ménétru-en-Joux, lieu qui devait en effet convenir à un homme dont l'imagination était éminemment poétique, et dont l'esprit cultivé se plaisait au milieu des grands tableaux de la nature, si favorables à la méditation.
Source : Gallica

Portrait de Désiré Monnier Désiré Monnier Souvenirs d'un octogénaire de province (1871)

Si vous l'entendiez ! comme il déteste de Caze !.
— Si je l'entendais, monsieur le préfet, je m'y laisserais prendre comme vous et comme votre commissaire de police à qui il a fait croire comme à un enfant ce qu'il a voulu, jusqu'à lui persuader qu'ils s'étaient connus et fréquentés à l'armée du Rhin.
— Vous vous trompez, vous vous trompez ; ce monsieur n'est point un mouchard ; c'est un fort honnête homme.
Source : Gallica

Portrait de Désiré Monnier Désiré Monnier Souvenirs d'un octogénaire de province (1871)

De ce nombre est M. Cordier, mon ancien collègue, qui, à la Chambre, s'est toujours maintenu au premier rang de l'opposition nationale. Vétéran des luttes de la liberté, il est digne de s'enrôler parmi les volontaires de la République. Sa main ne fut jamais complice des votes liberticides, qui, sous le régime constitutionnel, imposèrent à la France les hontes du despotisme. En face d'un pouvoir qui tournait toutes ses espérances vers le passé, il avait son âme et son regard dans l'avenir, et le triomphe du pays n'a été pour lui que le triomphe de son patriotisme.
Source : Gallica

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