Résumé

Frédéric-Charles Heitz Notes sur la vie et les écrits d'Euloge Schneider… (1862)

Ma cause est la cause de tous les patriotes. Si je succombe, ils succomberont avec moi. Seront-ils sauvés, je trouverai de la justice. Oui, j'espère la trouver, j'espère que la Convention nationale réintégrera un citoyen qui ne vécut que pour le bonheur de sa nouvelle patrie. Demain j'arriverai à Paris. Mon sort tombera comme il voudra, je T'estimerai jusqu'à mon dernier soupir. Embrasse tendrement Ton mari, Ton père, Ta soeur et nos amis. Ali ! pourrais-Tu consoler la plus malheureuse de Ton sexe, ma pauvre petite femme ? Adieu. Euloge Schneider.
Source : Gallica

Frédéric-Charles Heitz Notes sur la vie et les écrits d'Euloge Schneider… (1862)

«Nous avons tous juré,» dit Schneider, «de maintenir la liberté et l'égalité. Il n'y a aux yeux de la Société ni juifs ni chrétiens. Devant la loi il n'y a que de bons et de mauvais citoyens. Nous honorons les premiers et les autres doivent être châtiés.
«Dans une Constitution libérale il faut qu'il soit permis à chacun d'adorer Dieu à sa manière. Ceci est une vérité sainte et que personne ne saura nier. »
Source : Gallica

Frédéric-Charles Heitz Notes sur la vie et les écrits d'Euloge Schneider… (1862)

Cessez donc de prêter vos oreilles à la calomnie et de poursuivre un patriote
«Quant à moi, je vous déclare en face de l'Être suprême, que la haine et la vengeance sont inconnues à mon coeur ; que toutes mes intentions sont pures, que je suis prêt à me sacrifier pour le bien public, mais que jamais je ne ferai de concessions contraires à mes principes, que je maintiendrai à tout jamais l'exécution des lois et que je persécuterai jusqu'à ma mort le feuillantisme, le fédéralisme, le royalisme, l'agiotage et la fausseté. Paix à tous les bons citoyens ! Guerre aux fédéralistes et aux traîtres ! »
Source : Gallica

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