Marcelle Tinayre,
La Maison du péché
(1902)
“ L’amour est un reflet de la charité divine... J’ai aimé... On t’a conté mon histoire : je n’étais plus jeune ; je vivais en égoïste, presque en païen, quand j’ai rencontré une jeune fille, si simple, si pieuse, un ange !... Je l’ai épousée. Dieu me l’a prise. Va, je la chérissais autant que tu peux chérir ta Fanny... Eh bien ! l’amour m’a sauvé du péché de désespoir ; l’amour m’a donné la force de vivre et l’espoir de la retrouver, elle, dans le paradis ! L’amour m’a jeté dans les bras des pauvres ; il m’a fait comprendre leur dignité. Que serais-je, sans l’amour ? ”
