Édouard Demarchin, Mémoires d’une danseuse russe
“ Décidément, ici c’est pire que chez la modiste qui, elle, ne se servait pas d’une cravache cinglante, comme celle de la directrice, ni d’une baguette coupante, comme celle du maître de ballet. Au cri poussé, et à la projection en avant, on devinait que la morsure devait joliment cuire. Au théâtre, je dus rester dans les coulisses pendant le ballet, avec mes camarades inoccupées et les danseuses qui attendaient leur tour d’entrer en scène. C’était la première fois que je voyais un ballet au théâtre, et que j’entendais la musique par un orchestre complet. ”
