Résumé

Édouard Demarchin Mémoires d’une danseuse russe

Décidément, ici c’est pire que chez la modiste qui, elle, ne se servait pas d’une cravache cinglante, comme celle de la directrice, ni d’une baguette coupante, comme celle du maître de ballet. Au cri poussé, et à la projection en avant, on devinait que la morsure devait joliment cuire.
Au théâtre, je dus rester dans les coulisses pendant le ballet, avec mes camarades inoccupées et les danseuses qui attendaient leur tour d’entrer en scène. C’était la première fois que je voyais un ballet au théâtre, et que j’entendais la musique par un orchestre complet.
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Édouard Demarchin Mémoires d’une danseuse russe

Le martinet va t’apprendre, Tania, à faire des points longs d’une aune.
La jeune fille vint s’agenouiller devant la fouetteuse, le buste allongé entre les cuisses, qui s’élargirent de façon que le buste et la figure disparurent à moitié. La sous-maîtresse vint la trousser, et mit au jour un joli postérieur rose, rebondi par la pression exercée par les genoux de la fouetteuse sur les hanches de l’agenouillée, dont les cuisses serrées empêchaient de voir la fente, dont on apercevait à peine les bords vermeils sous le creux bouché des fesses.
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Édouard Demarchin Mémoires d’une danseuse russe

Il n’y avait guère de semaine où je n’eusse à danser quelque ballet avec la douleur cuisante de la cravache ou de la baguette.
Quand je fus dans les premières danseuses, j’avais acquis une souplesse et une agilité qui me permettaient de danser d’une façon impeccable. Ça ne m’empêchait pas de recevoir de temps en temps vingt-neuf coups de cordes sur mes fesses nues à la fin de la répétition générale, qui alors ne revenaient jamais au bercail d’une heure ou deux. On me fouettait la plupart du temps sans motif plausible, simplement pour augmenter le plaisir des débauchés qui m’avaient retenue.
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