Résumé

M. Le Play. Son système réformiste… (1877)

M. Le Play résume ainsi la réfutation de la deuxième erreur :
« Les peuples jouissent de leur libre arbitre. Ils ne sont fatalement voués ni au bien, ni au mal, et l'on ne saurait discerner, dans l'histoire d'aucun d'eux, une succession inévitable de jeunesse ou de progrès, de vieillesse ou de décadence. Quel que soit leur passé, ils restent maîtres de leur avenir. Ils peuvent toujours compter sur le succès, même après une longue période d'abaissement, s'ils reprennent la pratique des lois morales. Au contraire, leur prospérité prend fin, dès qu'ils laissent tomber ces lois en oubli 1. »
Source : Gallica

M. Le Play. Son système réformiste… (1877)

Ne faut-il pas eu voir la cause dans ce luxe insensé et corrupteur qui atteint toutes les classes ; dans cette prospérité matérielle, dont l'éclat nous éblouit et nous cache, sous une fausse apparence, les périls de notre organisation sociale ? Dans l'orgueil et l'égoïsme qui développent chez les hommes l'amour d'eux-mêmes, les poussent à dénigrer d'une façon systématique les institutions des siècles précédents et les constitutions des autres peuples, pour reporter toute leur admiration sur celles qui fonctionnent dans leur pays?
Source : Gallica

M. Le Play. Son système réformiste… (1877)

Pour prospérer, l'Etat doit appuyer ses lois sur la loi suprême de Dieu, et sur ces lois, peu nombreuses, tout doit reposer comme sur l'axe même de la société : la responsabilité des ministres, aussi bien que les droits des individus. « Tel est le sens d'un régime de légalité, opposé au régime de l'arbitraire qui, sous le nom de régime parlementaire, gouvernement de cabinet, régime constitutionnel, République on autre, afflige les nations depuis un siècle et menace les bases mêmes de la société européenne. »
Source : Gallica

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