Elizabeth Gaskell,
Les Amoureux de Sylvia
“ Il n’est pas rare de voir ainsi des paroles jetées en l’air, et qui semblent vouées à un éternel oubli, former plus tard des liens sérieux et sacrés. Un an ne s’était pas écoulé, que Philip en était venu à jalouser quelque peu l’affection de sa femme pour Hester. Il y avait là, craignait-il, le germe d’une confiance plus intime, plus absolue que celle dont il était l’objet de la part de Sylvia. Parfois, d’ailleurs, un soupçon lui traversait l’esprit, c’est que celle-ci, dans ses épanchements avec la jeune Méthodiste, lui parlait peut-être de l’homme qu’elle avait aimé jadis. ”

