Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Poésies inédites de Lamartine… (1885)

JASON.
Ce n'est point devant vous que je pourrais le taire, Seigneur ; d'un trône même un coeur est peu flatté Lorsqu'au prix du bonheur il doit être acheté.
CRÉON.
Et quel est donc, Seigneur, ce soin qui vous afflige, Ce sacrifice enfin que votre gloire exigé? De quel prix parlez-vous?
JASON.
Ah ! du prix le plus doux, Seigneur, qu'aucun mortel puisse attendre de vous!
CRÉON.
Eh quoi ?
MÉDÉE. 11
JASON.
L'ordre des dieux m'appelle en Thessalie, Seigneur; j'y dois venger ma famille trahie Et relever le trône où je devrai m'asseoir. Et ma gloire et mon nom, tout m'en fait un devoir.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Poésies inédites de Lamartine… (1885)

SCÈNE II ZORAIDE, CONRAD, ERNEST, SUITE
CONRAD, se précipitant aux genoux de Zoraïde.
L'ordre de Zoraïde en ce palais m'appelle ! Moment cher et fatal ! je parais devant elle : Je la revois, ô ciel ! et je lui fais horreur !
ZORAÏDE.
Non, connaissez-la mieux ; relevez-vous, Seigneur. Je vois un ennemi dans un héros que j'aime. Je ne prononce pas. Qu'il se juge lui-même ! Le parti qu'à ma voix il va prendre en ce jour Dira seul s'il fut digne ou de haine ou d'amour.
CONRAD.
Voyez un ennemi, mais non pas un perfide ; Mon bras est à mon Dieu, mon coeur à Zoraïde.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Poésies inédites de Lamartine… (1885)

A l'autel de la mort tu conduis la victime. Hâtez-vous, hâtez-vous de consommer le crime ! Dieux vengeurs ! mon courroux, vous l'avez bien servi! Mais pourquoi ce spectacle, hélas ! m'est-il ravi ? Je l'aurais vu... j'aurais joui de mon ouvrage : Peut-être cette vue eût assouvi ma rage. Que dis-je? Non, ce coeur, de vengeance altéré, Ne les a point encore assez désespérés... Je te réserve un coup plus digne de Médée ! Ton sang ! ton propre sang !... abominable idée ! Fureur, effroi, pitié, qui venez me troubler, Eloignez-vous, fuyez, vous me feriez trembler !
Source : Gallica

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