Alphonse de Lamartine,
Poésies inédites de Lamartine…
(1885)
“ SCÈNE II ZORAIDE, CONRAD, ERNEST, SUITE CONRAD, se précipitant aux genoux de Zoraïde. L'ordre de Zoraïde en ce palais m'appelle ! Moment cher et fatal ! je parais devant elle : Je la revois, ô ciel ! et je lui fais horreur ! ZORAÏDE. Non, connaissez-la mieux ; relevez-vous, Seigneur. Je vois un ennemi dans un héros que j'aime. Je ne prononce pas. Qu'il se juge lui-même ! Le parti qu'à ma voix il va prendre en ce jour Dira seul s'il fut digne ou de haine ou d'amour. CONRAD. Voyez un ennemi, mais non pas un perfide ; Mon bras est à mon Dieu, mon coeur à Zoraïde. ”
