Résumé

Louis de Lyvron La chanson de l'alouette.... Le moissonneur (1880)

LES WALKYRIES.
Impatientes, nos cavales piaffent.
L'ALOUETTE.
Quand sonnera l'heure, vous viendrez.
LES FÉES.
Partons; nous emportons sur nos ailes un rayon de soleil, la céleste rosée perle sur nos cheveux, à notre main brille la rose toujours fraîche.
Partons ; nous serons la vision, le rêve, l'inconnu cherché, la coupe enivrante, l'éternel baiser.
Partons ; nous serons les fleurs de la dernière gerbe, les fiancées des derniers lutteurs.
MOINA.
Où vas-tu, frère? Alouette, où vas-tu?
AR-BRAZ.
Dans le prétoire, devant Alise, je n'avais
pas donné que ma vie à César.
Source : Gallica

Louis de Lyvron La chanson de l'alouette.... Le moissonneur (1880)

Alors tu leur parleras des beaux combats, des longues marches et d'Ar-Braz et du Potier, de tous ceux qui t'ont devinée, de tous ceux qui t'ont aimée. Tu n'oublieras pas l'Alouette.
Tu leur diras : il faut lutter, comme ont lutté vos pères, et ne jamais oublier que l'acier de votre charrue autrefois fut une épée que des vaillants ont maniée.
Tu leur diras : il faut rêver, comme ont rêvé vos pères ; c'est en rêvant qu'ils ont trouvé les trois premiers mots du secret que le Maître a dit de chercher.
Tu leur diras : aimez, comme ont aimé vos pères. Aimez tout ce qui vit.
Source : Gallica

Louis de Lyvron La chanson de l'alouette.... Le moissonneur (1880)

Les bardes sont morts ; la coupe est vide, et seule, la tête sur l'épaule de la druidesse du passé, la fiancée songe à son bien-aimé.
En songeant elle chante ; écoutez.
L'ALOUETTE.
Quand la neige sera fondue, quand le blé cachera la terre, sous une bruyère oubliée, l'Alouette fera son nid, au sillon du pays Gaulois.
- Mais l'hiver est long, Alouette; jusqu'au printemps tu auras froid, blottie sous la motte d'herbe.
— Jusqu'au printemps je chanterai, dans le ciel clair, au beau soleil. L'hiver ne peut pas voiler, au ciel d'amour, mon beau soleil.
Source : Gallica

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