Georges Colomb

Élements biographiques

Georges Colomb,  La bataille d'Alésia (1950)

“ J'avais un excellent ami, Louis Matruchot, Professeur à l'Ecole Normale Supérieure, vice-président de la Société des Sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, Bourguignon de naissance et défenseur passionné d'Alise-Sainte-Reine. Comme je lui faisais observer que sa plaine des Laumes était beaucoup trop longue pour être celle que César dit avoir mesurée devant Alésia, Matruchot me répondit, non sans quelque impatience : « De quoi t'embarrasses-tu ? Dans une grande plaine, on peut en découper une petite de la dimension voulue. Qui peut le plus, peut le moins ! ». ”
Source : Gallica

Georges Colomb,  La bataille d'Alésia (1950)

“ C'est alors que, sanglants et les vêtements en lambeaux, apparaissent tout-à-coup quelques-uns de ces rescapés (incolumes) que nous signale César. Ils racontent la violence du combat et les horreurs de la déroute. La nouvelle se répand dans l'immense camp, comme une traînée de poudre. La panique s'empare de cette foule et tout le monde s'enfuit, dans la nuit, à travers les routes, les sentiers et les pistes de la Montagne (1) .
Ses troupes étant harassées, César ne fit pas poursuivre les fuyards. Seulement, au milieu de la nuit, la Cavalerie, revenue de la Colline du Nord, tenta de le faire.
”
Source : Gallica

Georges Colomb,  La bataille d'Alésia (1950)

“ Or, un jour que je lui disais que la porte de sortie d'Alaise sur la plaine de 3.000 pas se nommait Ambraa, Guichard sursauta :
— « Comment dites-vous que se nomme cette porte d'Alaise ?
— « Ambraa !
— « Mais... c'est le cri de guerre des Gaulois ! ».
Et il me raconta que, dans sa prime jeunesse, on avait joué à l'Odéon une pièce intitulée Ambraa, au cours de laquelle les Gaulois se ruaient au combat en criant : Ambraa !
Un dramaturge est souvent un très habile homme et il y en a, parmi eux, qui savent se documenter ; cependant, en matière d'histoire, leur autorité ne s'impose pas.
”
Source : Gallica

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