R. Chantelauze

Résumé

R. Chantelauze Revue des Deux Mondes

Avec une habileté sans pareille, Mazarin sut profiter de l’ivresse et de l’éblouissement où fut plongé le coadjuteur par sa nomination au cardinalat pour enlever sur-le-champ à sa domination et à celle du duc d’Orléans le jeune roi et Anne d’Autriche. Du jour où la reine quitta Paris, Mazarin fut sauvé et le coadjuteur perdu sans ressource. L’un reconquit son ministère ; l’autre ne gagna qu’un chapeau de cardinal et une prison. Ainsi fut réalisée la prédiction de Retz à Gaston, l’oncle du roi : « Vous serez, monseigneur, fils de France à Blois ; moi, je serai cardinal à Vincennes. »
Source : Wikisource

R. Chantelauze Revue des Deux Mondes

À défaut de vertu, il a de l’honneur, un sentiment très haut de sa dignité de gentilhomme, un courage poussé jusqu’à la témérité. « Il n’est pas moins vaillant que M. le prince, » nous dit Tallemant des Réaux, qui ne se laisse pas facilement duper, et certes Condé en savait quelque chose, lui qui fut un jour obligé de céder le pavé de Paris à l’intrépide coadjuteur. Retz aime ce qui est héroïque et grand, et ce n’est pas en vain qu’il appartient à la génération de Richelieu, de Bossuet, de Condé et du grand Corneille.
Source : Wikisource

R. Chantelauze Revue des Deux Mondes

Et tous les courtisans de rire et d’échanger des mots piquans sur cet archevêque in partibus qui, sans caractère suffisant, s’est immiscé dans les affaires publiques. « Il faut que votre majesté soit bien malade, dit Bautru, en se tournant vers la reine, puisque M. le coadjuteur lui apporte l’extrême-onction en rochet et en camail. » A peine fut-il parti, qu’il fut livré pendant une heure, nous dit-il avec une grâce charmante, « à la raillerie fine de Bautru, à la bouffonnerie de Nogent, à l’enjouement de La Rivière, à la fausse compassion du cardinal et aux éclats de rire de la reine. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature