Louis de Retz

Définition et enjeux

Aimé Bozon Le cardinal de Retz à Rome ou Sa vie publique depuis sa réconciliation avec Louis XIV jusqu'à la fin de sa vie… (1878)

Il nous a également fait connaître les occupations de l'ancien frondeur dans sa retraite de Commercy, la façon dont il y passait son temps, et les sentiments dans lesquels il est mort.
Mais il restait à faire connaître la part que Retz a prise aux affaires publiques dans cette période de sa vie. Rentré en France, il ne fut pas relégué en Lorraine, dans une sorte de disgrâce, jusqu'à sa mort, comme on l'a prétendu sans aucun fondement. La politique avait
été la grande passion de sa vie, et elle l'avait jeté dans les plus étranges aventures.
Source : Gallica

Aimé Bozon Le cardinal de Retz à Rome ou Sa vie publique depuis sa réconciliation avec Louis XIV jusqu'à la fin de sa vie… (1878)

Retz y avait sa place marquée comme cardinal. Il avait été préparé à la remplir par de brillantes études en Sorbonne. Sous la régence d'Anne d'Autriche, il avait été du conseil de conscience, dont saint Vincent de Paul était un des membres, et il s'y était fait remarquer par la souplesse et la supériorité de son esprit. Sa capacité, d'ailleurs, et son crédit n'étaient ignorés de personne. On savait de plus qu'il n'y avait pas d'homme plus empressé à rendre service, et l'on pouvait recourir à lui sans s'exposer à un refus.
Source : Gallica

Aimé Bozon Le cardinal de Retz à Rome ou Sa vie publique depuis sa réconciliation avec Louis XIV jusqu'à la fin de sa vie… (1878)

Ainsi, tous les témoignages, à la réserve de quelques épigrammes de la Rochefoucauld et de Bussy-Rabutin, attestent que la conversion du cardinal de Retz fut véritable et sincère. Les contemporains les moins crédules ne firent aucune difficulté d'y croire et s'en édifièrent.
La postérité, qui sait toujours si imparfaitement les choses, n'a pas le droit de se montrer plus difficile qu'eux.
D'ailleurs, la conduite de l'ancien frondeur dans le dernier conclave auquel il assista, c'est-à-dire, dans celui de 1676, nous fournira une nouvelle preuve de la sincérité de sa conversion.
Source : Gallica

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