Résumé

Duteil Le Cri de la nature, ou le Voeu de J.-J. Rousseau renouvelé… (1815)

Une douce jouissance, une sainte volupté, étrangère à la Nature, inconnue à nos premiers pères, l'amour des combats en un mot, ou l'art de s'entremassacrer, est présentement une vertu, et la vertu la plus à la mode. Nul aujourd'hui n'est illustre, s'il n'a militairement égorgé quelques douzaines d'hommes, incendié des centaines de hameaux, pillé, ravagé, ruiné quelques cités florissantes.
Source : Gallica

Duteil Le Cri de la nature, ou le Voeu de J.-J. Rousseau renouvelé… (1815)

Le Roi qui règne sur des esclaves ne peut être qu'un monstre, par cela même que son coeur est inaccessible à la pitié ; qu'il ne brise pas les liens odieux de ses esclaves, et qu'il ne cesse de prodiguer à quelques familles fortunées seulement des bienfaits qui n'appartiennent qu'à l'indigence, à la vertu, au malheur, aux talens. Un brigand qui trempe ses mains dans le sang d'une victime infortunée, fait frémir d'horreur: on se hâte d'en purger la société
Source : Gallica

Duteil Le Cri de la nature, ou le Voeu de J.-J. Rousseau renouvelé… (1815)

Puisque l'association ou le Corps Politique, n'est que le résultat pur et simple de la volonté des hommes ; puisque c'est bénévolement qu'ils se sont donné des lois et des magistrats, il est incontestable que, créateurs de toutes choses, ils doivent êtres aussi maîtres de toutes choses ; qu'ils peuvent conséquemment, pour leur intérêt commun, rompre ou resserrer l'association, changer ou modifier les lois, annuler, restreindre ou étendre les pouvoirs de leurs interprêtes.
Source : Gallica

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