Jean de Mairet

Définition et enjeux

Gaston Bizos Etude sur la vie et les oeuvres de Jean de Mairet… (1877)

Mairet, quoiqu'il fût de nouveau très gracieusement accueilli à la cour et dans la société la plus élevée, ne resta pas longtemps à Paris; il était vieux, fatigué, malade plus encore d'esprit que de corps. Il eut en effet à subir la douleur la plus cruelle que pût supporter un homme qui avait eu son temps de gloire et de célébrité.
Il lui était réservé de se survivre complètement à luimême et d'assister non-seulement à l'épuisement de son génie, mais encore à la disparition de ses œuvres, dont la jeune génération, si l'on excepte la Sophonisbe, ne savait même plus les noms.
Source : Gallica

Gaston Bizos Etude sur la vie et les oeuvres de Jean de Mairet… (1877)

Nous avons dit en racontant la vie de Mairet qu'il ne semble pas avoir jamais éprouvé une véritable et forte passion. La preuve en est précisément dans ces poèmes, qu'il intitule sur les Amours de l'Auteur. On sent qu'il n'a rien mis là de son cœur et que tout y vient de son esprit. La chaleur est factice et le ton peu naturel. Aux faux brillants et aux pointes s'ajoutent le pédantisme et la déclamation. Veut-il dire, par exemple, à sa maîtresse que son amour est immortel ?
Source : Gallica

Gaston Bizos Etude sur la vie et les oeuvres de Jean de Mairet… (1877)

Mairet, au contraire, qui n'avait ni assez de génie ni assez de goût pour allier les deux esprits et les deux styles, passe de l'enflure à la trivialité, prend la déclamation pour le sublime, le vulgaire pour le naturel, et
revient avec une déplorable persistance aux pointes, aux grossières plaisanteries, aux galanteries surannées, qu'il avait appris à répéter dans sa jeunesse et qui déparent ses premiers ouvrages.
Source : Gallica

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