La vieille poupée : conte merveilleux (186?)
“ Pleine de tristesse, souffrant autant que si elle avait été une grande personne, la pauvre petite fille s'éloigna du boulevard et s'enfonça dans les rues sombres qui conduisaient chez ses parents. Au ciel, de gros nuages noirs cachaient les étoiles; dans les rues, une boue épaisse et grasse recouvrait les trottoirs. Geneviève s'en revenait lentement, fatiguée, la tête basse. Au coin d'une impasse, sur un tas d'ordures, elle aperçut une vieille poupée. La petite fille se baissa vivement vers sa trouvaille; mais elle la vit si sale et si disloquée qu'elle hésita à la ramasser. ”
