Résumé

La vieille poupée : conte merveilleux (186?)

Pleine de tristesse, souffrant autant que si elle avait été une grande personne, la pauvre petite fille s'éloigna du boulevard et s'enfonça dans les rues sombres qui conduisaient chez ses parents.
Au ciel, de gros nuages noirs cachaient les étoiles; dans les rues, une boue épaisse et grasse recouvrait les trottoirs.
Geneviève s'en revenait lentement, fatiguée, la tête basse.
Au coin d'une impasse, sur un tas d'ordures, elle aperçut une vieille poupée.
La petite fille se baissa vivement vers sa trouvaille; mais elle la vit si sale et si disloquée qu'elle hésita à la ramasser.
Source : Gallica

La vieille poupée : conte merveilleux (186?)

Satisfaite de son œuvre, Geneviève mit un baiser sur les joues pâles de la poupée; et, comme il était l'heure de dormir, elle la coucha près d'elle, dans son lit.
Depuis longtemps la lumière était éteinte et la maison silencieuse: Geneviève avait fermé les yeux. Pourtant, de temps à autre, des bruits joyeux se faisaient entendre: des éclats de voix, des rires, des sons d'instruments.
Ainsi donc, la foule tumultueuse continuait la fête!
Et Geneviève se revit sur les boulevards: elle revit les grands magasins de confiserie éblouissants de lumière
Source : Gallica

La vieille poupée : conte merveilleux (186?)

Mais Geneviève fut bien autrement surprise et émerveillée lorsque, ayant tourné ses regards vers sa droite, elle aperçut six belles dames, assises parmi les hautes fougères du rivage, et pêchant à la ligne.
Elles étaient vêtues de robes diaphanes, de couleurs indécises; leurs longues et ondoyantes chevelures s'épandaient autour d'elles comme des manteaux royaux, et, telle était la beauté de leur visage, qu'on ne pouvait supposer qu'elles fussent de simples mortelles.
Chacune d'elles tenait à la main une fine baguette d'or pur, à laquelle était attaché un fil de la Vierge
Source : Gallica

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