Jean Richepin,
Gil Blas du 16 janvier 1882
“ N’y a-t—il pas là tout un roman ? Reste à en trouver le Dickens. Mais, en attendant, n’est-il pas vrai que les Demoiselles de magasin méritent au moins des chroniqueurs, à défaut de romanciers ? Allons donc, mes chers confrères, à la rescousse ! Laissez un peu de côté les tendresses de boudoirs à la mode, les fausses Gretchen de brasserie, et montrez-vous galants pour d’autres femmes que les femmes galantes. Vous y perdrez peut-être quelques sourires de lèvres maquillées ; mais vous y gagnerez, ce qui vaut mieux, la conscience d’avoir mérité le chaste et rude shake-hand des honnêtes filles. ”
