Résumé

Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Gil Blas du 16 janvier 1882

N’y a-t—il pas là tout un roman ? Reste à en trouver le Dickens. Mais, en attendant, n’est-il pas vrai que les Demoiselles de magasin méritent au moins des chroniqueurs, à défaut de romanciers ?
Allons donc, mes chers confrères, à la rescousse ! Laissez un peu de côté les tendresses de boudoirs à la mode, les fausses Gretchen de brasserie, et montrez-vous galants pour d’autres femmes que les femmes galantes. Vous y perdrez peut-être quelques sourires de lèvres maquillées ; mais vous y gagnerez, ce qui vaut mieux, la conscience d’avoir mérité le chaste et rude shake-hand des honnêtes filles.
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Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Gil Blas du 16 janvier 1882

On a bien raison de dire que les Français sont le peuple le plus galant du monde, si l’on entend par là que c’est le peuple qui a le plus d’indulgence pour les femmes galantes. Nulle part, en effet, on ne traite ces créatures avec autant d’égards que chez nous. Cela en devient quelque peu agaçant pour les honnêtes femmes.
Le roman, la poésie, le journalisme, sont véritablement aux petits soins vis à-vis des drôlesses.
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Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Gil Blas du 16 janvier 1882

Tout le jour, les malheureuses sont debout. Avez-vous jamais pensé à l’horreur de ce supplice ? C’est la torture contraire, mais égale, à celle des ouvrières toujours assises. Ces commises, qui sont des femmes, qui sont pétries de cette argile idéale chantée par Victor Hugo, qui parfois même sont de jolies femmes, qui au moins sont de jeunes femmes, ces employées font une besogne aussi accablante que celle d’un facteur.
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