Hégésippe Moreau,
Le Parti bonapartiste, à Joseph Bonaparte
“ Qu’ils meurent abreuvés de lentes agonies, Et qu’on les traîne morts aux vers des gémonies. C’est peu : ressuscitez contre des noms maudits Les lois dont le blasphème était frappé jadis. Mutilez par le fer, brûlez par les acides La bouche qui vomit les sons liberticides ; Car, si l’on évoquait l’ombre du soldat-roi, La liberté féconde avorterait d’effroi. Mais il dort sans réveil, le géant de l’empire ; L’Anglais a bien cloué le cercueil du vampire. Qu’on n’oppose donc plus sur d’antiques pennons L’aigle à la fleur de lis et des noms à des noms. ”
