Résumé

Le cochon de Saint-Brice : tiré des archives de la Commune de Saint-Brice avec autorisation de M.… (1875)

Minos, ce matin-là, n'avait pas consulté.
Or, après l'audience, au palais de lumière, Il monta noir, tremblant. Il craignait la colère De Dicé.
Quand Dicé, la déesse aux clairs yeux, Vit le juge infernal sous la voûte des cieux,
De ce ciel plein d'azur, d'une clarté si pure Qu'un seul de ses rayons suffit à la nature, Le reste est pour les Dieux Elle, posant un doigt Sur sa bouche divine, un autre sur la loi, Sur ce bronze éternel où si peu savent lire, D'un geste souverain lui parla sans rien dire.
Source : Gallica

Le cochon de Saint-Brice : tiré des archives de la Commune de Saint-Brice avec autorisation de M.… (1875)

De Dicé resplendit au front de tous les Dieux.
Un seul juste vengé fait tressaillir les cieux, Comme un seul opprimé, troublant leur harmonie, Dérange le concert de la sphère infinie. Minerve était sereine, et même la Junon.
Les Dieux sont étonnants : Ils adorent Raison, Du peuple troglodyte antique et froide idole.
Source : Gallica

Le cochon de Saint-Brice : tiré des archives de la Commune de Saint-Brice avec autorisation de M.… (1875)

Et plus d'un demi-Dieu, Et Monsieur le Préfet, et le Seigneur du lieu Pour étouffer les cris de cette pauvre bête, Ont tiré leur bonnet du dessus de leur tête, Conjurant dom Pourceau de faire moins d'éclat.
Car son âme, ou son ombre, ou comme il te plaira, Oriait après la mort plus fort qu'à l'agonie, Ne pouvant las 1 voguer vers la rive bénie, Où tout cochon bien mort a le droit d'aborder.
Source : Gallica

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