Fernand Gregh,
Poésies (Fernand Gregh, 1914)
“ Tout l’infini tenait pour moi dans chaque instant. Et l’odeur des jasmins était toute mon âme ! Comme on déchoit au gré des jours, comme on décroît ! Qu’êtes-vous devenus, avidité lyrique, Nerveuse ardeur, élans d’une âme chimérique Qui, ne connaissant rien du monde, attend, et croit !... Hélas ! comme elles sont aujourd’hui moins profondes, Qu’elles me versent moins de vague et tendre foi. Les nuits d’été ! Combien souvent, même pour moi, La musique a roulé moins de rêve en ses ondes ! ”
