Hégésippe Moreau

Hégésippe Moreau

Résumé

Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau La Sœur du Tasse

Par le méchant qui règne et le sot qui prospère,
Coudoyé, si je pleure et si je désespère,
Elle est là : son souris me défend de pleurer ;
Son œil, ardent de foi, m’ordonne d’espérer.
Oh ! le siècle entendra les chants que je lui livre ;
Il n’aura pas ouvert ma tombe avant mon livre ;
Ce livre, proclamant votre sainte amitié,
D’un avenir conquis vous promet la moitié ;
Et quand, sur nos tombeaux, relu par des voix tendres,
Voix de sœurs ou d’amants, il remûra nos cendres ;
Nos spectres enlacés voltigeront près d’eux ;
Nous ne ferons, ma sœur, qu’une gloire à nous deux !
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Portrait de Hégésippe Moreau Hégésippe Moreau La Sœur du Tasse

Puis, vient l’Amour Protée et ses métamorphoses :
Renaud, l’homme de fer, se rouille sur des roses ;
Clorinde l’infidèle expire, et son amant
Baptise avec ses pleurs un front pâle et charmant.
Mais l’illusion fuit le jour qui l’intimide ;
Il brille, et tout s’en va : les preux, Clorinde, Armide,
Les armes, les drapeaux, les palmiers, tout enfin,
Tout : il ne reste là qu’un poëte et la Faim !
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