Lise Coquillon

Résumé

Lise Coquillon Le premier jour de l'an 1874 (1874)

L'instant, l'instant qui fuit, et qu'un autre remplace, Encor tout près de nous dans le passé s'efface, Dans cet affreux passé, noir et fatal géant, Qui, l'œil sur l'avenir, dévore le présent.
HIER ! c'était le jour où l'année expirante S'éteignait triste et froide, et, de sa main tremblante, L'antique dieu des ans, Janus au front vieilli, La jetait sans pitié dans ce gouffre d'oubli, Le temps, fleuve fougueux qui l'entraîne aux rivages Où son onde se perd dans l'océan des âges.
Source : Gallica

Lise Coquillon Le premier jour de l'an 1874 (1874)

C'est de ce dont il faut toujours qu'on se souvienne, N'est-ce pas, nobles sœurs? Alsace! et toi, Lorraine!
Puisse bientôt sonner l'heure où vos grandes voix, Peuples, retentiront dans le conseil des rois, Alors, sans d'autre effort que vos accents sublimes, Nous verrons des bourreaux s'affranchir les victimes Que la sainte équité, reine des nations, Impose leur devoir aux générations ; Que, par elle domptés, les humains grands et sages, Ne cherchent plus la gloire en des guerres sauvages Et vous, qui soupirez près du frêle berceau, Où souriant s'endort l'enfant joyeux et beau
Source : Gallica

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