Lise Coquillon, Le premier jour de l'an 1874 (1874)
“ L'instant, l'instant qui fuit, et qu'un autre remplace, Encor tout près de nous dans le passé s'efface, Dans cet affreux passé, noir et fatal géant, Qui, l'œil sur l'avenir, dévore le présent. HIER ! c'était le jour où l'année expirante S'éteignait triste et froide, et, de sa main tremblante, L'antique dieu des ans, Janus au front vieilli, La jetait sans pitié dans ce gouffre d'oubli, Le temps, fleuve fougueux qui l'entraîne aux rivages Où son onde se perd dans l'océan des âges. ”
