Lise Coquillon

Élements biographiques

Lise Coquillon,  La mission de la femme contemporaine (1873)

“ Va ! l'homme intelligent veut sa compagne libre, Il veut qu'en son cœur parle et qu'en son âme vibre Le fier et saint amour, radieux sentiment Qu'un être émancipé, seul donne librement !
La vertu qui succombe en quittant ses entraves Ne peut être après tout qu'une vertu d'esclaves ; Ne crains pas de montrer un élan généreux; On rougit d'être vil, non d'être vertueux ; Sans honte et sans orgueil, les grandeurs plébéiennes Doivent briller sans voile au front des citoyennes.
Va ! poursuis ton destin, rien ne peut t'émouvoir Si tu prends Dieu pour guide et pour loi, le devoir !
”
Source : Gallica

Lise Coquillon,  Le premier jour de l'an 1874 (1874)

“ L'instant, l'instant qui fuit, et qu'un autre remplace, Encor tout près de nous dans le passé s'efface, Dans cet affreux passé, noir et fatal géant, Qui, l'œil sur l'avenir, dévore le présent.
HIER ! c'était le jour où l'année expirante S'éteignait triste et froide, et, de sa main tremblante, L'antique dieu des ans, Janus au front vieilli, La jetait sans pitié dans ce gouffre d'oubli, Le temps, fleuve fougueux qui l'entraîne aux rivages Où son onde se perd dans l'océan des âges.
”
Source : Gallica

Lise Coquillon,  La mission de la femme contemporaine (1873)

“ Sois reine au foyer, que ton sceptre idéal, Seul joug que portera ce siècle libéral, Te grandisse, t'élève, et domptant ta faiblesse, T'aide à braver partout, à combattre sans cesse L'absurde préjugé, les funestes erreurs Que sèment sur tes pas des esprits suborneurs, Que la raison toujours soit ton fidèle guide, La vérité ton but, la vertu ton égide ; Que dans ton juste esprit, où règne le progrès, De vaines fictions ne trouvent point accès ; Que la religion, ce rêve grandiose, Soit dans ton cœur le temple où l'éternel repose, Entouré de mystère, à jamais respecté !. ”
Source : Gallica

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