Henri Chabanne

Résumé

Henri Chabanne Guerre à l'ignorance (1867)

L'oiseau n'a-t-il pas l'air d'être très-heureux lorsqu'il chante sur la branche de l'arbre? Audacieux l'homme qui prétendrait avoir au cœur plus d'espérance; mais il y a plus encore : pour qu'il ne se blase pas de toujours chanter son même air, il faut qu'il soit harmonieux sublime, divin ! tandis que l'homme se blase de tout, de ses chants comme de ses plaisirs; il cherche le bonheur sans jamais l'atteindre, tandis que la brute paraît toujours le posséder. Un rayon de soleil lui donne une extrême joie; elle ne se vicie pas comme l'homme
Source : Gallica

Henri Chabanne Guerre à l'ignorance (1867)

Pourquoi ne craint-on pas sa mère ? parce qu'on l'aime et qu'on ne craint pas ce que l'on aime. On craint davantage le père, parce qu'on l'aime moins.
Si on ne le craint pas, c'est qu'on l'aime ; là il devient mère, amour, idéal !
L'homme n'est rien dans la famille ou presque rien ; c'est l'être matériel apportant le matériel ; la femme est l'être amour, ne s'occupant que d'amour, d'affection; son affection n'est pas pour l'homme, elle est pour ses enfants; la preuve, c'est que la femme riche ne va pas chercher son mari dans les lieux de plaisir
Source : Gallica

Henri Chabanne Guerre à l'ignorance (1867)

La liberté, un mot ! la justice, un mot ! ce sont bien là des choses, et tout est bien arrangé dans la nature, et c'est un sublime concert d'harmonie, et rien, à moi qui contemple, ne m'en arrache la jouissance. Et le bonheur est vrai; seulement, il y a des accidents que la brute ressent tout aussi bien que l'homme: une douleur causée par une chute, la perte d'une affection. Mais tout être est susceptible de douleur et la douleur est une des principales causes qui nous font sentir profondément la vie ; la douleur est la sœur de l'amour.
Source : Gallica

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