Résumé

Portrait de Eugène Carrière Eugène Carrière Ecrits et lettres choisies. Portrait d'Eugène Carrière par lui-même… (1907)

Ne voyons-nous pas toutes les époques d'art s'élever graduellement, par l'étude de la nature et son amiration, jusqu'à l'instant de la complète expression ? La nature seule peut nous faire comprendre art, comme l'art nous ramène plus conscients à la nature. Elle est la source de toute beauté, étant la source de toute vie : vie et beauté ne sont qu'une seule et même chose inséparable.
Je sens bien que c'est parce que mon cœur est Plein d'admiration et d'humilité devant la nature et tout entier dans les pensées que je vous exprime, que vous m'avez appelé parmi vous.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Carrière Eugène Carrière Ecrits et lettres choisies. Portrait d'Eugène Carrière par lui-même… (1907)

Mon cher ami Willette,
Rien ne donne plus d'esprit que le cœur. Aussi ton œuvre est spirituelle et touchante, d'une intimité qui ravit l'ingénuité que tu fais renaître. Chacun te doit de belles minutes de jeunesse retrouvée, la jouissance d'une expression d'art que nous aimons à déclarer bien française, malgré sa rareté, et dont personne ne se douterait, si tu ne l'avais à nouveau découverte.
Merci, Willette, bel artiste et noble cœur ! L'État te décore et les artistes t'embrassent, comme je le fais, en toute gratitude.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Carrière Eugène Carrière Ecrits et lettres choisies. Portrait d'Eugène Carrière par lui-même… (1907)

Si bien vous sentir est pour vous le gage que je suis de même Pour vous.
Tout va bien, cher ami, je vous dirai comment nous en sommes sortis d'une façon presque miraculeuse. La terrible semaine, cher ami, mais aussi quels bons amis autour de nous ! Combien le scepticisme est en dehors de la vie et n'est en réalité qu'un droit à l'égoïsme cynique que s'adjugent les êtres impuissants de cœur et d'esprit !
Nous voilà donc de nouveau rassurés et, comme le veut la vie, prêts à reprendre des forces pour de nouvelles douleurs, puisque la destinée humaine est de souffrir. Merci à vous, cher Roger.
Source : Gallica

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