Claire de Chandeneux

Résumé

Claire de Chandeneux Les Deux Femmes du major

Elle n’attirait point les confidences et révélait une ignorance persistante des choses militaires.
— Quoi ! pas un bijou ?... pas un pauvre brin de dentelle de plus que l’an dernier ?... Ah ! mon cher ange chéri, comme ton mari est égoïste ! s’écriait madame de Nangeot.
— Non, ma mère, répondait Jane, il me donnerait tout au monde, s’il le pouvait ; mais il paraît qu’il ne le peut pas.
— Allons donc !... À qui feras-tu croire qu’un mari de deux ans de date ne sache pas organiser ses revenus, de façon à offrir à sa jeune femme les parures de son âge ?
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Claire de Chandeneux Les Deux Femmes du major

Que le jeune professeur eût renversé des obstacles sérieux pour arriver, si bien à point sur ses pas, de Grasse à Douai, elle ne le mettait point en doute.
Il était donc logique de lui en savoir quelque gré, et Jane n’y manquait pas. Ce serait demander à la femme un peu plus que sa nature ne peut donner que d’exiger son indifférence absolue en face d’un sentiment vrai.
Elle peut en être follement heureuse ou profondément irritée : elle ne saurait passer sans le voir.
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Claire de Chandeneux Les Deux Femmes du major

J’arrangerai ces boucles-là de façon à vous contenter, dit Jane, en secouant par un geste coquet sa soyeuse chevelure brune.
Le major savait bien que robe blanche et boucles naturelles ne dureraient pas toujours, si gracieuses qu’elles fussent. Il savait encore que le monde est un engrenage où se laisse prendre la femme avec sa jeunesse et sa beauté, et qui la rejette, fanée, le lendemain du plaisir.
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