Élie-Catherine Fréron, L’Année littéraire, 1775
“ Célide ne sortoit point de son anéantissement ; cependant à la fin, les soupirs, les sanglots de son amant, les larmes dont il inondoit la main, les baisers ardens qu’il y imprimoit, l’émurent : elle ouvrit ses yeux qui s’étoient refermés ; elle retira sa main, elle regarda le Marquis. — Est-ce vous, lui dit-elle ? mes yeux ne me trompent-ils point ? avez-vous abandonné la région des morts, ou existez-vous en effet ? — Oui, aimable Célide, j’existe, je vis pour vous adorer, lui répondit-il en redoublant ses pleurs : Puis-je le croire, reprit-elle ”
