E. Caro, Deux types de femmes de l’autre siècle - Mme Du Deffand - Mme Roland
“ Cette loi violée nous explique tout ce qu’il y eut de lacunes et de vide dans l’existence de Mme Du Deffand. Au vrai, elle ne vécut que pour elle-même, ne cherchant son triste bonheur que dans les jouissances exagérées de l’esprit. À cette passion exclusive, elle n’en ajouta pas une autre qui pût en agrandir ou en varier le cours. Elle est le témoignage éclatant que l’esprit qui ne se nourrit que de lui-même est condamné à périr d’inanition. L’amitié, on peut estimer ce qu’elle en pensait, si l’on se souvient du jugement qu’elle porte sur ses amis. ”
