Résumé

Émile Montégut Le Théâtre contemporain - Le marquis de Villemer …

Mme de Simerose s’affaisse sur elle-même, anéantie par les deux outrages qui viennent de frapper l’un après l’autre son cœur léger et inquiet. Elle vient d’être insultée deux fois en un quart d’heure de la manière la plus révoltante, et cela par des gens qui n’ont pas sur elle le moindre pouvoir. M. de Ryons n’est guère moins absurde que M. de Montègre, et la brutalité de l’un ne se comprend guère mieux que la violence de l’autre. Si c’est ainsi que l’ami des femmes, remplit d’ordinaire ses fonctions, je doute qu’il en retire des bénéfices bien considérables.
Source : Wikisource

Émile Montégut Le Théâtre contemporain - Le marquis de Villemer …

Ce n’est pas assez de dire que le génie est un don de la nature ; il serait plus exact de dire qu’il est la nature dans l’âme humaine. Leurs moyens de conservation et de renouvellement sont les mêmes, le secret de leurs éternelles métempsycoses est le même. C’est ainsi qu’il n’y a pas de vrai génie qui ne possède cette faculté d’absorption et d’assimilation par laquelle la nature transforme tout ce qui tombe dans son vaste sein. Or personne de notre temps ne possède cette faculté au même degré que Mme Sand.
Source : Wikisource

Émile Montégut Le Théâtre contemporain - Le marquis de Villemer …

M. de Ryons ne se marié pas parce qu’il n’aime pas à monter en omnibus ; le mariage est un fardeau si lourd qu’on se met d’ordinaire à trois pour le porter ; il y a plus d’honnêtes femmes qu’on ne croit, mais moins qu’on ne le dit, etc. Vous vous étonnez qu’un tel personnage s’intitule l’ami des femmes, ayant pour elles si peu d’estime ; voici l’explication de ce mystère. Il est leur ami précisément parce que l’amitié est le seul sentiment que lui permette d’éprouver la défiance qu’elles lui inspirent.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature