Résumé

Gabriel Rey La Femme sans pareille, ou Conduite de M. Rey… (1821)

Voila ce qui s'appelle faire des journées en conscience , et prouver qu'on aime son mari plus que son chien. Sans doute que la menace de divorce, dont la bonne épouse est si prodigue, m'a été faite à l'occasion de cette noyade, qu'elle continue de me reprocher comme un crime de lèze-chien, ou plutôt de lèze-femme. Si son père , si sa petite , ont obtenu d'elle la centième partie des larmes qu'elle a versées pour son chien, je les tiens suffisamment pleures. Mais est-ce bien la perte du chien qui a fait verser tant de larmes, vomir tant d'injures , éprouver tant de convulsions?
Source : Gallica

Gabriel Rey La Femme sans pareille, ou Conduite de M. Rey… (1821)

Pour que nous ayons réciproquement à nous plaindre, elle accuse fortement Théodore de m'avoir décrié, et moi d'avoir voulu violer sa future épouse. Si elle en parle, ce n'est que par acquit de conscience, et sans préjudice des injures et des calomnies plus ordinaires. Le monde qui passe n'a pas besoin de prêter l'oreille ; ma diffamation si glorieuse pour ma femme, sera l'écho du quartier. C'est un excellent moyen pour faire prospérer un nouvel établissement.
Source : Gallica

Gabriel Rey La Femme sans pareille, ou Conduite de M. Rey… (1821)

Quoique la jalousie de ma femme n'eût pas la plus légère apparence de fondement, elle n'en venait pas moins tourmenter, de mille façons, la demoiselle Prudence, qu'elle injuriait, qu'elle renvoyait, et qui ne demandait pas mieux que de s'en aller. Je consentais à son départ, sauf la condition que Barre-de-Fer, dont j'avais premièrement exigé le renvoi, partirait la première. Ma femme porte , à ce qu'il paraît, la jalousie à un très-haut degré; mais cette passion en elle est dominée par une passion plus forte encore : celle de ne jamais démordre de ce qu'elle a une fois voulu.
Source : Gallica

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