Sagremor

Définition et enjeux

Portrait de Paulin Paris Paulin Paris Les Romans de la Table ronde

N’est-il pas vrai que vous avez désiré pour ami ce bon chevalier ? – Je ne m’en défends pas. — Veuillez en ce cas, demoiselle, baisser votre guimpe, dit Sagremor. — Comment ! vous voulez me voir avant de répondre ? — Demoiselle, il ne convient pas de s’engager en aveugle. — J’avais montré plus de confiance, quand, avant de voir, je m’étais donnée. Je veux bien pourtant baisser ma guimpe ; mais, de votre côté, vous ôterez votre heaume. Si je vous plais vous le direz ; je le dirai si vous me plaisez : autrement quitte et quitte. — Soit ! répond en riant Sagremor.
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Portrait de Paulin Paris Paulin Paris Les Romans de la Table ronde

Peu à peu Sagremor reprend ses forces ; et quand ils eurent tous trois bien bu et mangé, la demoiselle dit : « Messire Gauvain, laissez-moi le soin de Sagremor, vous avez ici mieux à faire. Cette maison appartient au roi de Norgalles dont votre amie est la fille ; elle ne désire rien tant que votre venue ; mais sa chambre est assez éloignée de celle-ci, et pour y arriver, vous aurez à braver bien des dangers ; mais à cœur vaillant rien n’est impossible. »
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Jacques Boulenger Les Romans de la table ronde (1922)

Là-dessus, messire Gauvain heurta son cheval des éperons et reconnut en approchant Sagremor le desréé. Il renversa du premier coup l’un des deux chevaliers de Norgalles ; puis, comme un sergent haussait sa hache pour l’en frapper, il lui coupa le bras ; fendit à un autre, d’un seul revers, la tête en deux morceaux, comme une pomme ; et heurta le troisième du poitrail de son destrier. Cependant Sagremor faisait voler le chef du deuxième chevalier. Ce que voyant le reste des sergents prit du champ.
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