Bohor

Définition et enjeux

Jacques Boulenger,  Le Saint Graal

“ Et les oiselets, baignés de sang chaud, reprirent vie, tandis que leur père expirait entre eux.
Bohor continua son chemin, méditant sur la signifiance de cette aventure ; mais il n’avait pas fait une lieue galloise, qu’il vit passer deux fervêtus qui emmenaient son frère Lionel, habillé de ses seules braies, les mains liées, sur un roussin ; et ils le battaient au sang, mais sans lui arracher un cri, tant il était de grand cœur. Et Bohor allait s’élancer au secours de son frère, lorsqu’il aperçut d’autre part un chevalier tout armé, qui emportait une pucelle au plus épais de la forêt.
”
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Portrait de Paulin Paris Paulin Paris,  Les Romans de la Table ronde

“ N’est-il pas vrai que vous retenez en prison les deux enfants du roi Bohor ? pourtant, tout le monde sait qu’ils ne vous ont jamais fait dommage. N’est-ce pas une manifeste félonie ? Les enfants réclament surtout les soins, la douceur, l’indulgence : comment serait débonnaire celui qui les traite avec rudesse et injustice ? Vous n’avez pas plus de sens que de bonté ; car, si l’on parle des fils du roi Bohor, vous donnez à penser que votre intention est d’abréger leurs jours ; on les prend en pitié, et l’on vous hait, à cause d’eux. ”
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Jacques Boulenger,  Le Château aventureux

“ Certes, Notre Sire fut très débonnaire qui lui fit ainsi largesse de beauté ; s’il a autant de valeur, il mérite d’être fort prisé. Allez, et invitez-le à jouter.
Aussitôt la pucelle vint à Bohor et lui dit de par la fille du roi :
— Sire chevalier, baillez-moi votre écu.
— Pourquoi ? fit-il.
— Parce qu’il me servirait assez : je l’attacherais à la queue de mon cheval pour l’amour des bons chevaliers qui regardent les tournois sans rien faire.
De ces mots, Bohor fut tout d’abord interdit ; puis il baissa la tête et, brochant des éperons, il s’élança, lance sur feutre.
”
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