Jacques Boulenger, Le Saint Graal
“ Et les oiselets, baignés de sang chaud, reprirent vie, tandis que leur père expirait entre eux. Bohor continua son chemin, méditant sur la signifiance de cette aventure ; mais il n’avait pas fait une lieue galloise, qu’il vit passer deux fervêtus qui emmenaient son frère Lionel, habillé de ses seules braies, les mains liées, sur un roussin ; et ils le battaient au sang, mais sans lui arracher un cri, tant il était de grand cœur. Et Bohor allait s’élancer au secours de son frère, lorsqu’il aperçut d’autre part un chevalier tout armé, qui emportait une pucelle au plus épais de la forêt. ”
