Jacques Boulenger, Les Enfances de Lancelot
“ Et en disant ces mots, le maître frappe l’enfant d’un tel soufflet qu’il le jette à terre. Lancelot ne pleure ni ne crie, mais répète qu’il prise plus le lévrier que deux roussins. Le maître en colère cingle rudement le chien de sa verge et l’animal, qui était jeune, se met à hurler. Furieux, Lancelot lâche les deux laisses et, arrachant son arc de son col, court sus à son maître. Celui-ci, qui le voit venir, tente de le saisir. Mais l’enfant, vite et léger comme il était, évite la prise et le frappe du tranchant de l’arc sur la tête si durement qu’il lui fend la peau et l’abat tout étourdi. ”
