Résumé

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Olivier Twist, ou L'orphelin du dépôt de mendicité… (1841)

« C'est en effet d'Olivier que je veux parler. Ah ! ah ! ah ! »
« Que voulez - vous dire ? a demanda Sikes.
« C'est l'enfant qu'il vous faut, mon cher ! » dit le juif d'un air de mystère, posant son doigt sur son nez, et faisant une affreuse grimace.
« Lui ! » s'écria Sikes.
« Prends-le, Guillaume, » dit Nancy. « Je le prendrais, moi, si j'étais que d'toi.
Il peut bien n'pas être aussi espiègle que les autres; mais qu'est-ce que ça t'fait', si ce n'est que pour t'ouvrir une porte. C'est un enfant sur lequel tu peux compter, va, sois-en sûr, Guillaume. »
«Elle a raison,, » reprit Fagin.
Source : Gallica

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Olivier Twist, ou L'orphelin du dépôt de mendicité… (1841)

« Le voilà ! »
L'enfant était couché sur un mauvais matelas étendu par terre, et dormait d'un profond sommeil. L'accablement, l'inquiétude et la tristesse de sa prison l'avaient rendu si pâle qu'il ressemblait à la mort : non pas comme elle se montre à nous, sous le linceul et dans la bière; mais comme elle est quand la vie vient de cesser; quand une jeune et belle âme vient de prendre son essor vers les cieux et que l'air grossier de
ce monde n'a pas eu le temps d'efueurer le cadavre qu'il sanctifie.
4 Pas maintenant, » dit le juif en s'éloignant doucement.
Source : Gallica

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Olivier Twist, ou L'orphelin du dépôt de mendicité… (1841)

La nuit était très-sombre ; un brouillard humide s'élevait de la rivière et des marais d'alentour ; il faisait un froid glacial avec cela, et tout était morne et silencieux. Personne ne dit mot ; car le maître de la voiture s'était assoupi, et Sikes n'était nullement disposé à le faire parler. Quant à Olivier, accroupi dans un coin de la charrette, son imagination travaillée par la peur, lui faisait voir d'étranges objets dans les arbres élevés, dont les branches s'agitaient en tous sens d'une manière fantasque, comme pour se réjouir de la désolation de la scène.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature